Arrosage

Comment tester et améliorer la qualité de l’eau d’arrosage

Par Maxime
3 minutes

Pourquoi la qualité de l’eau d’arrosage est si importante pour vos plantes ?


Au jardin comme au potager, la santé des végétaux dépend non seulement de la lumière, de la composition du sol ou des apports nutritifs, mais aussi de l’eau dont vous faites usage pour l’arrosage. Une eau mal adaptée – trop calcaire, acide, chargée en minéraux ou polluants – peut freiner la croissance, provoquer des carences ou favoriser les maladies. Avant toute chose, s’assurer de la qualité de l’eau, en comprendre les paramètres essentiels, tester et agir si besoin, permet d’optimiser vos efforts et d’obtenir des récoltes ou des floraisons plus généreuses.


Identifier la provenance de son eau d’arrosage : un premier pas décisif


Différents types d’eau peuvent abreuver votre jardin : eau du robinet, de puits, de rivière, de bassin, ou enfin récupérée depuis les eaux de pluie. Chaque ressource présente des atouts et des risques propres qu’il faut connaître avant de se lancer.


  • Eau du robinet : Contrôlée et potable, mais parfois très calcaire (dureté), voire chlorée.
  • Eau de puits : Peut contenir des sels minéraux (calcaire, fer, manganèse...) ou des polluants agricoles.
  • Eau de rivière/bassin : Soumise à la pollution de surface, aux algues et matières organiques. À tester avec vigilance !
  • Eau de pluie : En principe douce et faiblement minéralisée, idéale pour la plupart des plantes mais parfois légèrement acide.

Prendre conscience de l’origine de l’eau aide à choisir les bons tests et à anticiper les éventuelles améliorations à opérer.


Quels sont les principaux paramètres à tester ?


Pour évaluer rapidement la compatibilité de votre eau d’arrosage avec les besoins de vos plantations, certains indicateurs clés sont à surveiller :


  • Le pH : Mesure l’acidité ou l’alcalinité de l’eau. Idéalement entre 6,0 et 7,0 pour la majorité des plantes. Au-delà (eau trop basique) ou en-dessous (trop acide), le pH peut perturber l’absorption des nutriments.
  • Dureté (TH – Titre Hydrotimétrique) : Quantifie la présence de calcium et magnésium. Un TH élevé (eau « dure ») rend le sol plus alcalin et peut bloquer certains éléments sur le long terme, encrasser les installations et laisser des traces blanches sur les feuillages.
  • Salinité / Conductivité : Indique la concentration en sels dissous. Au-delà de 1 g/L, elle peut freiner la croissance ou brûler les racines.
  • Chlore et traitements chimiques : Présents dans l’eau de réseau, ils risquent de nuire à la vie microbienne du sol.
  • Polluants et métaux lourds : Un souci ponctuel principalement pour les eaux de surface (ruisseaux, puits mal protégés).

Comment tester la qualité de son eau en pratique ?


Réaliser un diagnostic de son eau ne demande pas de matériel très coûteux : de nombreux tests sont accessibles à tous et rapides à interpréter.


Le pH : test simple et révélateur


  • Test papier : Trempez une bandelette pH vendue en jardinerie ou en pharmacie dans un verre d’eau. La couleur obtenue est à comparer à l’échelle fournie.
  • Test électronique : Un pH-mètre, très précis, s’achète à prix modéré. Pensez à bien le rincer et l’étalonner selon la notice.

Déterminer la dureté de l’eau


  • Bandelettes TH : Similaires à celles du pH, elles changent de couleur selon la concentration en calcium/magnésium.
  • Test goutte à goutte : Fourni parfois gratuitement par la compagnie des eaux ou dans les magasins spécialisés.

Mesurer la conductivité ou la salinité


  • Conductimètre : Petit appareil électronique qui donne une valeur en µS/cm, à interpréter selon les seuils pour vos plantes.

Détecter le chlore


  • Bandelettes spécifiques (généralement disponibles dans les rayons « piscine » des grandes surfaces ou jardineries).

Faire analyser l’eau : Quand et pourquoi ?


  • Pour un potager professionnel, la culture de plantes sensibles ou si un doute pèse sur la pollution, faites appel à un laboratoire – certains proposent des analyses globales peu coûteuses.

Chaque mesure permet d’établir une cartographie précise et d’envisager, le cas échéant, des solutions concrètes.


Comprendre et corriger les déséquilibres courants de l’eau d’arrosage


Les tests vous ont permis d’identifier plusieurs problématiques ? Pas de panique : beaucoup de solutions existent et ne demandent qu’un peu de méthode.


Eau trop dure ou calcaire (TH > 25° fH)


  • Laisser reposer l’eau du robinet 24 h avant usage pour aider à évaporer le chlore et précipiter une petite partie du calcaire.
  • Diluer avec de l’eau de pluie pour abaisser le taux global de calcaire.
  • Installer un adoucisseur paysager (
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